EN DECEMBRE ,ON EST ENSEMBLE

Décembre, voici un mois qui donne des insomnies à plus d’un. Décembre on le sait est un mois plein de surprises tant désagréable qu’agréable. Le douzième mois de l’année est l’un des mois convoité et redouté mais pourquoi tant de tension et d’attention pour un mois. Allez- y comprendre quelque chose…

Décembre, l’heure des bilans…

Chaque année on assiste à une mobilisation sans pareille pour le douzième mois de l’année. C’est en Décembre qu’on fait le bilan de tout ce qui s’est passé dans l’année. On fait ainsi un nouveau calendrier pour la nouvelle année. On consulte son agenda afin de régler les créanciers et payer toutes ses dettes. Bref on veut devenir une nouvelle personne. Après un bilan sommaire, on pense tout de suite aux dépenses. Ah ! C’est le côté sombre de Décembre. Notre poche doit faire face aux dépenses de Noël, du 31 Décembre et du 1er Janvier. Ces trois jours de festivités absorbent tout le budget du mois et c’est très souvent appauvrit comme un rat d’église qu’ont sort de cette période fête.

Dans la capitale économique Ivoirienne, Abidjan, c’est une période de joie collective. Les visages sont rayonnants, des coiffures spectaculaires dignes de Hollywood trônent sur les têtes des femmes et les hommes sont tous beaux. Abidjan on dit dans le langage de la rue ‘’En Décembre, Abidjan est risqué’’.

Ah ! Les femmes

Ah ! Les femmes c’est le titre d’un ouvrage d’Isaïe Biton Koulibaly, où il évoque les caprices de la femme sans pouvoir la découvrir. Cet auteur à plusieurs autres ouvrages consacré à la femme comme pour dire qu’il y a beaucoup à dire sur la femme et qu’un seul livre ne suffit pas pour la décrire. Pour les femmes le mois de Décembre est un mois plein d’enjeu. Elles doivent acheter de nouveaux vêtements, faire de nouvelles coiffures, changer les chaussures, renouveler la garde robe et patati et patata. Tout cela a un coût. Elles comptent sur l’argent des prétendants pour acheter tout cela. Les femmes d’Abidjan sont cachotières, impossible de les apprivoiser. Elles sont rebelles. On peut ajouter ce nouveau qualificatif à leurs personnalités caméléon. Le caméléon on le sait est un animal qui à la capacité de changer de couleur en fonction de l’endroit où il se trouve. Pour capturer l’argent de leurs prétendants, elles sont prêtes à tout. En Décembre une fille qu’on courtise depuis des mois sans résultat peut soudainement devenir gentille. Si vous êtes un infatigable dragueur, un séducteur né en Décembre vous en aurez pour votre compte. Elles sont tout ouïes et sont à l’affût du premier gaou qui se pointe. Des filles n’hésitent même pas à dépoussiérer les anciennes relations pour augmenter leurs gains. Ah ! Les femmes, elles sont terribles.

La fuite en avant des hommes…

C’est aussi un mois à problème pour les hommes à femmes1. Pour ne pas faire face aux multiples dépenses engendrées par leurs nombreuses copines. Certains hommes usent de stratégie toute aussi funeste les unes que les autres pour rompre avec leurs dulcinées. Mon cousin me confiait en début de semaine qu’il avait essayé de se disputer avec sa femme (histoire de trouver un argument pour se soustraire aux dépenses de décembre). Il avait beau insulté, faire la moue, rentrer tard le soir, bouder la cuisine de sa femme, elle était imperturbable. Il avait fait tout ce qui pouvait énerver sa femme habituellement mais rien, elle est restée zen. Face à cette à cette endurance des femmes, les hommes ont décidé de devenir plus virulents. Ils créent des situations bizarre pour se soustraire des dépenses. Eéééh, garçon d’Abidjan y a pas l’homme.

Décembre, le mois le plus court…

Le mois de Décembre est un mois éclair. Il passe à la vitesse du son. Il passe surtout vite pour les fonctionnaires ivoiriens. A peine le salaire est perçu que les Dépenses de Décembre se pointent : les habits et les cadeaux des enfants, les coups de main aux petites copines qui sont dehors sans compter les dépenses habituels. Face à cette pression certains sont tentés de doubler leurs copines et copains. Comme on le dit en Décembre, tout le monde est vacciné. Bonne fête à tous.

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Clara Delcroix – Les Pépites de Mondoblog

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Jean Paul Soro
je suis né le 01 Janvier 1992 à Dikodougou. Ma mère est ménagère et mon père instituteur. Très tôt , il m'inculque l'amour des lettres à travers la lecture. Au secondaire ,je fais une serie A2 dédiée à la litterature. Après l'obtention du BAC A2, je passe le concours d'entrée à l'ISTC (Institut des Sciences et Techniques de la Communication) à Abidjan. En 2015, j'optiens une licence professionnelle en production audiovisuelle avec la spécialité, réalisation télé.
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