Milles et une stratégie pour tricher avec le jeûne musulman

 

Le mois de jeûne est une période de privation pour les musulmans du monde. Une période où l’on demande pardon à Dieu pour les péchés commis auparavant. La privation implique qu’il faut s’abstenir de manger et de boire entre 4 heures du matin jusqu’à 18 heures 30 minutes. C’est une période difficile pour plus d’un mais voilà certains ont trouvé un moyen de passer agréablement le mois de jeûne…

La stratégie du Cacher manger

Le jeûne musulman est bien suivit en Côte d’Ivoire puisqu’il fait parti des cinq piliers de l’Islam. Certaines familles en ont fait une institution. C’est à dire que lorsqu’on est membre d’une famille musulmane, le jeûne est quelque chose de normal donc qu’on soit pratiquant ou pas on est donc obligé de subir le jeûne. Des personnes pour éviter les affres de la faim ont trouver une astuce pour tenir la route. Pour ceux qui connaissent bien la ville d’Abidjan , ils sauront de quoi je parle. Mon oncle qui réside à Yopougon dans le nord d’Abidjan nous a raconté qu’un jour il avait rencontré le fils de l’imam du quartier dans un restaurant du Sud d’Abidjan à Treichville en plein moins de carême. Il se régalait à vue d’œil et prenait plaisir à décortiquer la tête de mouton qui trônait dans son assiette et tenez vous bien il avait pris soin de commandé une bière ivoirienne bien glacé. Mon oncle étonné de toute cette scène avait interpellé le fils de l’imam. Surpris par cette rencontre inattendue il avait lâché un  » Safroulaye  ».
Ces personnes qui trichaient ainsi prenaient soin de ne pas rater le rendez-vous du coucher du soleil. Ils sont souvent les plus zélés du genre de ceux qui disent  »oups il est déjà 18 h 30 ?  » . Bref on peut se cacher des humains mais pas de Dieu.

 

La stratégie du ventre bourré

Ah le jeûne n’est pas facile surtout quand on est obligé d’interrompre son rythme habituel. Pour tenir chacun à une stratégie. Nous savons tous que les musulmans se réveillent à 4 heures pour prier et manger afin de d’amorcer la journée de jeûne dans la méditation.

Mon cousin du village Bamoudjê avait une stratégie toute particulière. Pour lui il fallait renforcer au maximum le ventre pour tenir la journée. Aussi il demandait à sa femme de piler du foutou d’igname accompagné de sauce graine , il exigeait la bouillie de riz mélangé avec du yaourt sans oublier le jus de gingembre et de bissap. Bamoudjê mangeait , ingurgitait, rotait puis mangeait encore puis il buvait avec volupté son gingembre et terminait ce marathon alimentaire par la bouillie de riz au yaourt.
Malgré tout ce bourrage ventrale , Bamoudjê ressemblait à un malade au fur et à mesure que le soleil descendait. C’était comme si Dieu avait vidé son ventre de toutes les pains de foutou avalé le matin. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette stratégie ne tient pas la route de la résistance physique.

 

La stratégie de la bouilloire

Dans tous ce méli-mélo, il y a ceux qu’ on ne soupçonne pas. Ils sont pieux, ils sont cités en exemple à tous les fainéants qui ne peuvent même pas tenir une journée sans manger. On peut les apercevoir à des moments compliqués de la journée prendre une petite bouilloire pour des ablutions. Une anecdote populaire en Côte d’Ivoire raconte l’histoire d’un imam qui avait été surpris avec du lait de vache dans son  »seridaga » entendez sa bouilloire.
L’imam ne manquait aucune occasion de vilipendé les jeunes qui ne faisait pas du jeûne leurs priorités. Il était d’un âge avancé et entamait le jeûne chaque année une semaine avant les autres et raccompagnait le jeûne pendant une semaine après la fête de ramadan. Le viel Imam était respecté pour cela. Ce que personne ne savait c’est que le vieux avait un petit secret et on allait le découvrir d’une étrange façon. Un jour le viel Imam avait comme d’habitude apporté ses deux bouilloires et comme l’homme propose et Dieu dispose. On appela l’imam pour une urgence à la maison. Il oublia de prendre avec lui ses bouilloires. A l’heure de la prière, un des adjoints prit la bouilloire de l’imam et alla faire ses ablutions. Tout se passait très bien lorsqu’on entendit tout à coup  » Safroulaye ! Froto bé né gnan là  » traduction  »Il ya du piment dans mes yeux ». Le vieux était venu avec du jus de gingembre dans sa bouilloire. Tout le monde était ébahit. Le vieux est trop fort.

 

Drogues en milieu scolaire : un fléau qui gangrène ! 1 juin 2017Côte d’Ivoire, drogues, Ecole, Education, élèves, featured0 Commentaires

 

 

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Jean Paul Soro
je suis né le 01 Janvier 1992 à Dikodougou. Ma mère est ménagère et mon père instituteur. Très tôt , il m'inculque l'amour des lettres à travers la lecture. Au secondaire ,je fais une serie A2 dédiée à la litterature. Après l'obtention du BAC A2, je passe le concours d'entrée à l'ISTC (Institut des Sciences et Techniques de la Communication) à Abidjan. En 2015, j'optiens une licence professionnelle en production audiovisuelle avec la spécialité, réalisation télé.
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