Récit d’un voyage à Antananarivo : mon premier vol

La vie est faite d’expérience et  l’invitation de Rfi Mondoblog à Madagascar m’a fait vivre une nouvelle expérience. Je vous conterai au fil des jours les faits dont je suis le principal témoin. Mais avant découvrez cette première expérience que j’ai vécu dans l’avion…

 

Depuis mon jeune âge, j’entendais ma grand-mère dire ce proverbe ‘’ Un jeune qui a fait cent villages est plus sage qu’un vieillard qui a vécu 100 ans’’. Je me retrouve un peu dans la peau de ce jeune homme qui a fait 100 villages. Mon métier de reporter à Business 24 Africa, la première chaîne d’informations économique en Afrique m’a fait découvrir plusieurs villes de la Côte d’Ivoire. Et aujourd’ hui je suis à Antananarivo en Madagascar.

L’avion ce n’est pas si terrible… 

Cette fois grâce à Mondoblog je connais Madagascar et sa très belle architecture. Oui je sais. Une question légitime taraude votre esprit fouineur ‘’ Comment il a fait pour aller à Madagascar ?’’ J’ai fait comme tout le monde, je suis monté dans un avion. L’avion ce n’est pas comme le train ni comme le gbaka (véhicule de transport en commun à Abidjan)  où on n’a pas droit au minimum respect. Dans l’avion on vous sert des petits plats avec entrée ; résistance et sortie.

J’étais donc assis dans l’avion de Kenya Airways avec pour voisin un ivoirien qui se rendait à Madagascar comme moi. Je le voyais donc très à l’aise je décidais donc de l’imiter en tant que gaou (expression ivoirienne qui qualifie un novice ou une personne qui n’est pas un habitué d’un endroit). Je suivais et appliquais le moindre de ses mouvements. J’aurais pu suivre le conseil du célèbre écrivain africain  Hampâté Bâ  qui disait ceci dans son roman L’étrange destin de wangrin : celui qui pose trop de questions est un emmerdeur mais il ne mourra pas ignorant. Mais que Non ! Je me jouais les connaisseurs et pas question pour moi de demander quoique ce soit à mon voisin.

 Connaisseur connaît, ignorant ignore…

Mon voisin n’était pas trop bavard et mes tentatives pour briser la glace étaient toutes vouées à l’échec. Soudain le commandant de bord nous demande de mettre les ceintures de sécurité car on est prêt pour le décollage. C’est à ce moment que je vis les mains tremblantes de mon voisin. Il tremblait comme un vieux bananier malmené par le vent. Une petite goutte  de sueur sortait de ses cheveux crépus. Il était accroché à son fauteuil comme un enfant qu’on veut séparer de sa mère. Je compris alors tout le sens de cet autre proverbe de ma grande mère qui disait qu’il ne faut jamais se fier à ce que les yeux nous montrent.  Mon voisin que je prenais pour un connaisseur de l’avion n’était qu’un gaou endimanché comme moi.

A suivre…

 

 

 

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